19.03.2008
Pour les (pseudo) sportifs qui ont la niaque
Je viens de lire un article sur Malamine Koné, le PDG d'Airness, voilà un exemple à suivre pour ceux qui veulent accomplir des choses innovantes!
Une petite citation qui concluait l'article:
"I've seen that there are lots of preconceived ideas and prejudices out there to stop you
from doing what you want if you give in to them,.""3
"Perhaps my strength is that I don't accept those limits."
21:39 Publié dans citations | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Premiers contacts
Bonsoir
J'ai pris mes premiers contacts téléphoniques avec l'administration aujourd'hui. Dans l'ordre:
- ministère de l'éducation nationale
- rectorat service enseignants et service écoles privées sous contrat
- fabert - le guide des écoles privées en France
J'ai été très agréablement surprise. Les personnes m'ont bien renseignée, elles ont pris le temps de chercher les informations qui pouvaient m'être utilies, m'ont donné les noms et n° de tél des personnes les plus qualifiées pour répondre à mes requêtes.
Ma principale préoccupation, à part le financement bien entendu, était de savoir si les enfants qui suivaient une scolarité en école indépendante hors contrat pouvaient réintégrer le système classique public ou privé sans problèmes.
J'ai la réponse (trois sources différentes, donc j'en suis certaine): ça ne pose aucun souci. Il faut juste éviter de s'y prendre à la dernière minute parce que les enfants doivent passer un test pour évaluer leur nouveau afin de déterminer en quelle classe ils doivent aller.
Prochain contact: l'inspection académique car c'est elle qui, a priori, s'occupe des modalités de ce test.
Autre question: quel statut juridique? association ou entreprise?
les deux ont des bons et des mauvais côtés:
- association: possibilité de subventions et de dons mais problème de la gestion du pouvoir entre le président de l'association et le directeur de l'école
- société: liberté totale mais impots à mort! les dons sont taxés à hauteur de 60 % !
qu'en pensez vous?
A demain et bonne nuit.
20:46 Publié dans etapes de la creation d une ecole | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
18.03.2008
On n'y peut rien
Bonjour
Je vous expliqué l'événement qui m'a poussé à décider de fonder un collège de valeurs. Comme me l'a dit une amie aujourd'hui: "pour provoquer un tel changement dans ta vision des choses, il a vraiment fallu un déclencheur extrêmement puissant". C'est bien vrai car une fois la décision prise, on se met au travail et le travail est énorme. En plus je sais que les choses ne se feront ni en un clin d'oeil ni sans encombres.
Alors quel est le plus grand danger pour ce projet? Les critiques, les problèmes administratifs, les tensions, la gestion de l'équipe qui va s'investir?
NON. Le vrai danger c'est de s'endormir. Ce qui peut anéantir ce projet, c'est d'oublier ce qu'on a ressenti, c'est de s'endormir dans un sentiment de sécurité ou bien de se dire que de toutes façons, "on n'y peut rien" ou "La société est comme ça, on ne peut pas la changer".
S'il y a bien une chose dont je suis convaincue, c'est que la société change! Elle ne fait que ça, parce qu'elle est composée d'êtres humains, qui changent et qui évoluent.
La vraie question c'est plutôt: "Est ce que je suis capable de faire changer les choses positivement? Suis je capable de me faire changer positivement?"
Laissez moi vous raconter une histoire vraie.
Quand j'avais 17 ans, j'ai travaillé plus d'une année complète dans un centre de loisirs. Un été je me suis retrouvée toute seule à la tête d'un groupe d'enfants de 7 à 9 ans pendant tout le mois de juillet. Je m'occupais seule de ces enfants de 8h à 12h et de 13h à 17h. J'étais la personne qu'il fréquentait le plus!
Au début du mois, ils étaient indisciplinés, ils se frappaient, ils s'insultaient, ils ne voulaient même pas jouer. Tout était nul et rien ne valait la peine de faire le moindre effort. Alors, je me suis décarcassée, je leur ai proposé des activités variées, je leur ai parlé, je leur ai expliqué ma vision des choses et je leur ai fait faire des activités qui leur demandaient vraiment des efforts. Nous avons créer une danse avec une chorégraphie compliquée. Nous avons peint des fresques de grande ampleur. Nous avons fait des sorties dans des lieux qui leur étaient inconnus bien qu'ils habitent sur place.
L'atmosphère s'est vite améliorée. Croyez vous que ce soit vraiment grâce aux activités? En partie, oui, bien sûr, mais ce qui a vraiment permis au groupe de s'améliorer, c'est le modèle que je leur ai donné.
Je leur ai dit comment je voyais les choses, et quelles étaient les règles de vie en commun pour notre groupe et je les ai d'abord appliquées moi - même!
A partir du moment où j'ai mis en pratique ce que j'enseignais et que je m'y suis tenue, les enfants ont su que j 'étais une personne de confiance, que je faisais ce que je disais. Nous avons passé un excellent mois!
La morale de cette histoire vraie, c'est qu'on peut changer les choses, on peut influencer positivement beaucoup de personnes à condition d'expliquer ce que sont nos valeurs et de les vivre. Les deux vont de pair. Mais la clé de la réussite c'est la cohérence. Le groupe d'enfants est devenu plus soudé, plus agréable, plus gentil, parce qu'il n'y avait qu'un seul son de cloche. L'expérience n'aurait pas fonctionné si j'avais eu un collègue qui ne partage pas mon "style d'animation".
Dans tous les établissements scolaires, il y a des gens très bien. Mais les seuls établissements qui ont des équipes très bien sont rares. Ce sont souvent les établissement les plus difficiles car ils ne peuvent pas s'endormir!
A demain.
14:48 Publié dans idées | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : education, marre, immobilisme, equipe, travail, laisser-faire